Bonjour tout le monde,
Ce sujet de rendu peut effectivement occasionner des questionnements voire des frayeurs.
Comme la question est sur le rendu à l’ecran, voici quelques observations que j’ai faites, mais il faut savoir que cela ne s’arrête pas là si l’on veut faire des tirages derrière.
qualité du .jpeg de sortie
Personnellement j’utilise les réglages par défaut de ART :
- qualité : 92
- sous-échantillonnage : équilibré
J’ai testé les différentes options mais n’ai pas noté de différence flagrante sur la colorimétrie en particulier, et comme la taille de fichier s’en ressent (qualité max = même taille que le raw !), je reste sous les réglages par défaut. Mais, oui, il faudra que je re-regarde cela de nouveau.
Cela dit, ce me semble moins ici le problème par rapport à la question.
Rendu à l’écran
- l’affichage dans l’éditeur de ART me semble devoir être pris en référence, du fait de son profil colorimétrique de travail, le plus étendu : Rec2020 par défaut.
- c’est la visionneuse de .jpeg qui fait surtout défaut avec le bilan suivant :
Sous Windows :
- la visionneuse de base ne gère pas les couleurs => à eviter, vraiment !
- utiliser IrfanView, XnView ou FastStone
Sous Linux :
- Xviewer ne gère pas non plus les couleurs (jaunit) => à eviter aussi, vraiment-bis !
- utiliser Pix (bien activer le bouton “utiliser le profil inclus”) ou Digikam (et même Dessin)
Retour d’expérience :
=> un fichier de sortie .jpeg en sRGB V2 (8-bits, qualité 92 et sous-échantillonnage Équilibré) s’affiche de la même manière dans Pix (en ayant activé la prise en compte du profil) que dans l’éditeur de ART réglé en Rec2020 pour le profil de travail et en sRGB (ICC V2) en profil de sortie, le tout affiché sur le même écran calibré et utilisé en mode sRGB (ouf !).
Quel profil de sortie ?
J’ai lu ici et là que le sRGB (ICC V4) n’était pas supporté voire même compatible partout, de sorte que même des professionnels recommandent d’utiliser le V2 pour éviter toute mauvaise surprise. Je ne me souviens plus du périmètre d’application de cette recommandation : si c’était pour des intentions de tirage et/ou en destination web.
Toujours est-il que certains imprimeurs n’ont que le sRGB (ICC V2), donc je me suis calé dessus pour mes travaux courants.
Chaîne de traitement de la colorimétrie
C’est un sujet qui nécessite un peu de rigueur, ne serait-ce que dans la traçabilité des conditions de travail utilisées pour pouvoir en changer après coup au besoin.
Je n’ai pas testé toutes les combinaisons, mais le recensement des réglages à consigner est a priori le suivant :
=> je consigne mon cas de travail comme un numéro # qui identifie la suite abc-def_ghi-jkl_mn_op
un exemple : cas de travail sur un .jpeg avec profil (i) dans ART en Rec2020 (r) en sRGB V2 (s), avec ART sans profil particulier (xrn…) mais sous un écran calibré en hardware (Eizo) sous Windows et utilisé en mode sRGB :
#1 = irs-xrn_xrn-xrn_3u_wd
Mon
#10 est pour les raw sous les mêmes conditions :
#10 = srs-xrn_xrn-xrn_3u_wd
Pourquoi je ne paramètre aucun profil autre que celui de travail et de sortie ?
Parce que, pour en avoir discuté avec Arnaud Frich et un responsable technique d’Eizo, le principe de calibration de mon écran est une calibration hardware stocké dans l’électronique de l’écran lui-même, pour qu’elle soit indépendante de l’ordinateur et de son système d’exploitation. Je m’assure alors de toujours travailler sur cet écran de développement dans le bon mode (sRGB ici).
Cela dit, je n’ai pas encore fait de test de tirage de qualité pour confirmer la suite du sujet : rendu ART versus rendu .jpg versus rendu tirage 
Je suis seulement encore en train de faire un album à tirer chez CEWE et POPSA pour voir…
Mes seuls test de tirage, qui étaient plus faits pour confirmer mon paramétrage, étaient via des bornes automatiques (Kodak, FNAC, Speedlab-Stark)… et je ne vous raconte pas les surprises !