@vincent50
Vincent, tu as entièrement raison, en tant qu’utilisateur. L’essentiel est que tu sois satisfait du résultat que tu obtiens avec une interface que tu maîtrises.
Pour les personnes, comme moi, qui créent au améliorent des algorithmes le problème est différent :
* d’une part, des utilisateurs soumettent des images qu’ils n’arrivent pas – avec leurs connaissances – à traiter correctement, comme tu le dis « une image tel que je la souhaite proche de ce que j’ai vu à la prise de vue ». Soit c’est par méconnaissance du logiciel (notamment l’interface graphique), soit par absence de traitement pour ce type d’images. C’est dans ce derniers cas que les développeurs agissent. Car les images peuvent être très différentes en termes de problématiques (même les plus simples) : ombres bouchées, hautes lumières dégradées, mauvaise colorimétrie, etc.
* d’autre part, il y a dans les personnes qui développent (je fais la différence entre réaliser un ‘beau’ code selon les règles, et concevoir un algorithme), des gens curieux avides de nouveautés. En regardant ce qui se fait ‘autour’ apparaît l’idée, soit de réutiliser, soit de s’en servir comme base et améliorer… ou encore innover à partir de rien.
La question simple à formuler, une fois que la décision est prise de faire « nouveau ». C’est :
* où le mettre dans l’interface graphique ?
* quel niveau de détail utiliser ?
* quel vocabulaire utiliser – dont la perception dépendra des connaissances et des souhaits des utilisateurs ?
* quelle portabilité avec les anciens algorithmes ?
* que mettre dans l’aide en ligne les ‘tooltips’ et que mettre dans la documentation (si elle existe). Le manque de documentation a été pour RT un énorme handicap (refonte en cours qui prend beaucoup de temps). Néanmoins sous sa dernière forme on peut presque ‘résoudre la quadrature du cercle’, avec des liens plus ou moins ‘profonds’ pouvant même aller jusque des extraits de code (cela n’intéresse que de très rares personnes).
L’énorme problème quasi insoluble est que les logiciels ont été imaginés il y a en gros 20 ans. Leur interface graphique est ‘vieillissante’ et basée sur les algorithmes que les utilisateurs préféraient il y a 20 ans. Les modules ‘utiles’ aujourd’hui sont éparpillés (« façon puzzle » - Michel Audiard), compliquant l’utilisation.
Récrire une interface graphique (GUI) est complexe, fait appel aux sciences humaines (ergonomie…). L’énorme inconvénient est que ce nouveau GUI sera totalement incompatible avec l’ancien. C’est le GUI qui assure la portabilité d’une version a une autre (via des fichiers texte ’sidecar’). L’utilisateur va perdre ses réglages. Donc si on ne veut pas y toucher – Alberto a pu le faire, car il a ‘créé’ en 2020 un nouveau produit – cela ne peut se faire que en augmentant la complexité apparente.
J’arrête là mes commentaires en espérant ne pas avoir perturbé ce forum.
Bonne journée
Jacques