ART : cours en club photo

On dit que “l’art se nourrit de contrainte et meurt de liberté”

Dans le domaine de la photo comme dans d’autres on n’échappe pas à l’évolution des pratiques du fait de l’évolution du matériel (*) et logiciels jusqu’à un certain point : la perte de sens.
Lorsque la fin justifie les moyens il y a toujours un point de rupture.
Parvenir au sommet d’une montagne après l’avoir escaladée lui donne du sens.
Se poser au sommet avec un hélicoptère lui retire presque tout son sens.

A celui qui m’avait proposé d’améliorer une photo en “supprimant de petites choses” ce qui était tout à fait pertinent (de son point de vue) je lui avais répondu que pour le recadrage c’était tout à fait OK, mais pour le “gommage” de certains éléments du décor (pas les tâches) j’avais décidé de ne jamais (?) franchir cette limite (ce qui exclu également tout ajout ou remplacement comme un “faux ciel”) .

J’avais justifié cette contrainte que je m’impose parce qu’elle m’apporte souvent bien plus qu’elle ne me prive.

Pour la petite histoire, en contrebas du champ de neige que j’avais photographié il y avait une “magnifique” ligne à haute tension qui était heureusement masquée par la brume mais seulement par moment. J’avais préféré chercher un angle de vue dans lequel on ne la voyait pas - sinon j’aurai pu attendre que la brume remonte et peut être que je n’aurais pas pu faire la photo ce qui est frustrant.
Mais en même temps j’aurai sans doute pris du plaisir à ce moment d’attente…

(*) Aussi difficile à intégrer dans son esprit que le matos ne représente qu’une petite part de la pratique photographique


Source de l’illustration - la chaine de “Apprendre·Photo”

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